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Les protocoles de traitement

Pour le premier cas évoqué ci-avant (les non utilisés), les filières pour une seconde vie sont faciles à mettre en place ; pour les matériaux à contamination superficielle, un protocole de traitement bien adapté pourra être mis en place.

Par contre pour les cas à forte contamination, les voies de valorisation sont beaucoup plus laborieuses à développer.

Une filière de retraitement peut se concevoir comme suit :

  • démontage programmé et tri immédiat sur le site
  • acheminement par lots différenciés vers la station de recyclage
  • tri sur table roulante
  • premier concassage et séparation magnétique
  • séchage
  • broyage, criblage et séparation magnétique
  • lots de différents calibres par nature chimique
  • traitement des fines, lixiviation et traitement des eaux
  • isolement de la fraction non valorisable (vers CET).

Un travail à grande échelle permet de mélanger des lots de même nature chimique pour offrir une matière secondaire plus constante dans ses caractéristiques chimiques et granulométriques et d’établir une fiche technique qui pourra être respectée au fil du temps, condition essentielle pour donner confiance aux nouveaux utilisateurs de ces matières secondaires.

Le protocole général de traitement décrit succinctement ci-avant devra bien sûr être adapté selon la nature chimique du produit réfractaire et son degré de contamination :

  • en verrerie, les électrofondus de type AZS sont, depuis une vingtaine d’années déjà, retraités dans une large proportion. Ainsi, la société VALOREF, filiale du groupe Saint-Gobain, spécialisée dans la reprise et le traitement des produits réfractaires usagés issus de ce secteur, annonce pour le retraitement des garnissages complets, des taux de : 60 % en recyclage, 24 % en CET 3, 14 % en CET 2 et seulement 2 % en CET 1.
    Cette société a actuellement une capacité de traitement de 40.000 tonnes/an.
  •  » dans le secteur sidérurgique, les réfractaires à base de magnésie-carbone font l’objet d’une attention particulière. En effet, des incorporations de grains simplement recyclés dans des nouveaux produits en magnésie-carbone conduisent à des réactions parasites entre l’eau dégagée par le liant résine lors de la polymérisation et les phases Al4C3 et AlN formées à partir de la poudre d’Al (antioxydant), qui donnent lieu à des émanations gazeuses (CH4 et NH3). VESUVIUS annonce avoir mis au point un traitement à la vapeur surchauffée permettant de transformer ces carbure et nitrure d’Al en alumine stable.

Le même problème est à prendre en compte lorsqu’on désire produire des bétons magnésiens à base de grains recyclés.

Le cas des produits réfractaires usagés contenant des teneurs appréciables en chrome hexavalent a déjà conduit au développement de nombreux procédés pour leur retraitement (une trentaine de publications sous forme de brevets et d’articles). Les principes les plus souvent avancés sont :

  • la carboréduction conduisant soit au Cr2O3, soit carrément au chrome métallique
  • la réduction en voie liquide par des composés réducteurs (sucres, sulfites, …)
  • le traitement thermique à une température supérieure à la stabilité du CrO3, avec ou sans trempe lors du refroidissement
  • l’absorption par des substrats organiques ou par des microorganismes

Bien que ces procédés existent, il est rare qu’une entreprise de recyclage de produits réfractaires soit équipée d’un circuit de traitement du chrome hexavalent. Il y a à cela plusieurs raisons :

  • les quantités concernées sont devenues plus faibles que par le passé car, pour certaines applications, le problème a été contourné par l’adoption d’autres qualités (par exemple, à base de spinelle) souvent moins performantes cependant ;
  • quelle est la voie de traitement la plus rentable ?
  • l’amortissement des installations et le coût du traitement représentent un poste à mettre en comparaison par rapport au prix d’une mise en CET.

Il reste donc un effort à consentir pour assurer une valorisation optimale des produits réfractaires au chrome usagés.

          
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