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Gestion de la problématique environnementale dans le secteur céramique WALLON

Au cours de ces dernières années, la problématique environnementale est en forte mutation en Wallonie, suivant par là les orientations données par l’Europe en la matière.

Les pressions sociales, légales et financières qui en découlent touchent évidemment le secteur céramique, qui s’il n’est pas un secteur dit  » très pollueur « , n’en n’est pas moins confronté à cette problématique.

D’un point de vue gestion, si un grand nombre d’entreprises sont déjà certifiées ISO 9000, certaines terminent la mise en place d’un système de management environnemental ISO 14001 (2 entreprises actuellement), ce qui est significatif, dans un pays ou les certifications ISO 14001 ne sont pas encore nombreuses.

Un autre aspect très important est la gestion des déchets industriels, sachant que le plan wallon des déchets  » HORIZON 2010  » va limiter de manière drastique la liste des déchets ultimes pouvant encore être mis en CET . Le secteur céramique wallon se positionne suivant 2 axes stratégiques :

  • Eviter la mise en centre d’enfouissement technique des déchets ultimes en recherchant des valorisations matières en externe

    Pour exemple, des essais pilotes ont été menés afin de réutiliser des déchets céramiques sous forme de poudre sèche comme charge dans des thermoplastiques et des résines thermodurcissables.

    Des déchets de céramiques  » cuites  » sont également réincorporées dans des mélanges pour la fabrication de réfractaires bas de gamme.

    La plupart des entreprises traitent leurs effluents liquides et les déchets de barbotines et émaux et se retrouvent avec des boues  » filtre-pressées  » dans la plupart des cas. La valorisation de ces boues reste à l’heure actuelle un problème non résolu et les entreprises recherchent activement des pistes.

  • Utiliser des déchets venant d’autres secteurs industriels comme matières premières alternatives et ce dans une optique de rentabilité.

    C’est principalement les secteurs briques et réfractaires (bétons et produits bas de gamme) qui sont actifs. Actuellement, des déchets comme des fines de schistes, de porphyre, de sciure de bois, des boues de papeteries, des boues de sciages, des sables de fonderie sont utilisés de manière significative.

    Des travaux de recherches sont en cours ou en projet pour utiliser des boues de dragage, des boues de stations d’épuration, des déchets réfractaires, etc.

  • Ces actions sont menées entreprise par entreprise, sans concertation au sein du secteur.

    Le secteur des matériaux réfractaires qui est très fortement représenté en temps que fabricants et en temps qu’utilisateurs en Région Wallonne, tente de se structurer pour mener des actions concertées et cohérentes.

    Une  » grappe réfractaire  » a été initiée , regroupant des industriels couvrant tout le cycle de vie d’un produit réfractaire, soit des producteurs, des installateurs, des utilisateurs, des démonteurs et des recycleurs, afin de structurer les actions.

    Cette action se structure au travers de diverses actions :

    Création d’une cellule d’aide et de conseils en recyclage des produits réfractaires
    Démarrage d’un programme de recherche concernant le recyclage des produits réfractaires fortement pollués.
    Un projet de création d’un centre de traitement de ces déchets  » difficiles « .
    Une banque de données spécifiques au secteur.

    La problématique de l’air est de plus en plus présente également. Depuis 2 ou 3 ans, les permis d’exploiter qui sont délivrés aux entreprises, prévoient systématiquement des mesures des rejets atmosphériques à l’émission.

    Les entreprises céramiques sont bien évidemment concernées par le problème, surtout les secteurs traditionnels comme les briques, les tuiles et les réfractaires.

    Les matières premières consistent essentiellement en des argiles naturelles et les taux de HF, HCl et SOx (principalement) émis sont souvent au-dessus des normes actuelles et futures.

    Des recherches (à caractère collectif) sont également menées afin de mieux maîtriser ces rejets gazeux et plus spécifiquement les composés organiques volatils.

              
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